Publi-rédactionnel · Rédaction hortendas.site · 27 mars 2026
Ce moment l'a pris totalement au dépourvu. Il pensait que personne ne le saurait jamais.
Quatre colis disparus en deux mois. Tous marqués « livrés ». Jusqu'à ce que Daniel et moi cessions de croire le livreur — et que nous regardions par nous-mêmes.

Je m'appelle Sarah, j'ai 39 ans, et je vis depuis quatre ans avec mon frère Daniel dans une maison mitoyenne à Villeurbanne, dans la banlieue de Lyon. Petit quartier, voisins tranquilles. On commande beaucoup en ligne — qui ne le fait pas. Les colis restaient en général devant la porte jusqu'au retour de quelqu'un. Ça a toujours été comme ça. Jusqu'à ce que, soudainement, ce ne soit plus le cas.
La première fois, j'ai cru à une erreur du livreur. Ou que le colis n'était pas pour moi. J'ai vérifié le suivi : « livré avec succès, 11h42 ». J'étais à la maison juste après midi. Rien. Bon, peut-être une erreur.
La deuxième fois, c'était au tour de Daniel. Sa commande — des chaussures, qu'il avait échangées deux fois avant enfin de trouver la bonne pointure — disparue. Honnêtement, je ne l'ai pas cru. J'ai pensé qu'il s'était fait livrer ailleurs et qu'il avait oublié. On s'est un peu disputés à ce sujet.
La troisième fois, j'ai eu un coup au ventre. C'était le cadeau d'anniversaire pour ma mère. J'avais commandé en avance, exprès. Disparu. Le service client m'a envoyé une capture d'écran du suivi en m'écrivant que la livraison avait bien été effectuée. Fin de la discussion.
Daniel et l'idée de la caméra
Je n'y aurais jamais pensé toute seule. C'est Daniel qui, un soir, à la table de la cuisine, le téléphone à la main, a dit : « Je crois qu'il nous faut une caméra devant la porte. » J'ai d'abord hésité. Ça me semblait exagéré — on n'habite pas dans une zone à haut risque.
Mais Daniel a ajouté : « Si quelque chose disparaît encore et qu'on n'a pas de preuve, on ne pourra rien faire. » C'était vrai. On a cherché. Une caméra de surveillance classique ? Trop chère, trop compliquée, on n'a pas le droit de percer dans une location. Puis on a trouvé SpyFocus — une mini-caméra avec base aimantée, 1080P, alerte mouvement sur le téléphone. Daniel l'a commandée le soir même.

Le samedi, on l'a installée ensemble. On s'est d'abord disputés sur l'emplacement — je la voulais à gauche, Daniel à droite. Daniel a gagné. Il l'a fixée avec la base aimantée sur la boîte aux lettres, objectif orienté vers les marches. L'alerte mouvement, on l'a tous les deux reçue sur le téléphone. Configuration : à peine dix minutes. Puis on a attendu.
Le mardi où Daniel m'a appelée
Ça n'a pas tardé. Quatre jours plus tard, un mardi matin. J'étais au travail, Daniel en télétravail. Son téléphone vibre : « Mouvement détecté. » Il ouvre l'appli. Et voit en direct un homme marcher lentement dans la rue, s'arrêter une seconde — puis prendre notre colis sur les marches. Tranquillement, comme si c'était le sien. Vingt secondes, et il était parti.
Il m'a appelée tout de suite. « Sarah. Rentre. » Je connaissais ce ton. J'ai dit à ma cheffe que j'avais un rendez-vous et j'ai filé.
« Daniel m'a tendu le téléphone. Tout était là, à l'écran — son visage, sa veste, comment il prend le colis et s'en va. Je l'ai reconnu. Deux maisons plus loin. On n'a rien dit, ni l'un ni l'autre. On est juste restés assis à regarder l'écran. »
C'était notre voisin. Quelqu'un à qui j'avais déjà fait un signe de tête cent fois en passant. Daniel connaissait même son prénom — Damien, quelque chose. On a sauvegardé la séquence, fait des captures d'écran, tout copié sur deux téléphones différents. Puis on est allés sonner ensemble.
Il a ouvert la porte et nous a regardés — et à cet instant, j'ai vu qu'il avait compris pourquoi on était là. Il était pâle. Il n'avait visiblement pas imaginé qu'une caméra était installée devant chez nous. On lui a montré la vidéo. Il n'a pas dit un mot. Il a rendu les colis — les trois, ils étaient effectivement dans son entrée. On a porté plainte. Je ne sais pas vraiment si l'enquête a abouti. Mais depuis, nos colis arrivent bien.
Ce que je vois différemment depuis
C'est bizarre. Maintenant, je fais automatiquement attention quand je commande — s'il y a quelqu'un dans la rue. Je ne faisais jamais ça avant. Et je jette un œil à l'appli de temps en temps, même sans notification. Pas par peur, mais parce que ça me rassure de voir : tout est calme.
Ce qui m'a le plus surprise — ce n'est pas la caméra elle-même, mais le sentiment qui a suivi. Ce mélange de « je peux faire quelque chose » et, en même temps, « j'aurais préféré ne jamais en avoir besoin ».

Ma conclusion
Je recommanderais SpyFocus à toute personne qui habite une rue où les colis sont déposés devant la porte. Pas parce que tout le monde a un Damien comme voisin. Mais parce que, sans preuve, on ne peut tout simplement rien faire. Avec la caméra, si.
Et honnêtement : je crois que le simple fait qu'une caméra soit visible en dissuade beaucoup. Depuis que l'autocollant « Vidéosurveillance » est sur notre boîte aux lettres, il n'y a plus eu un seul incident.
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